2010, année internationale de la diversité biologique, est aussi l’année de la 10e Conférence des Parties de la Convention sur la diversité biologique (CP-10; Nagoya, Japon, 18-29 octobre), date butoir de l’objectif, adopté par la communauté internationale lors du Sommet de Johannesburg en 2002, voulant assurer « une forte réduction du rythme actuel de perte de diversité biologique aux niveaux mondial, régional et national à titre de contribution à l'atténuation de la pauvreté et au profit de toutes les formes de vie sur la planète. »
À cette occasion, un cycle de quatre conférences ont eu lieu en Septembre/octobre 2010 au Musée de la civilisation :
Le nouveau régime forestier du Québec : un gain pour la protection de la biodiversité des forêtsLuc Bouthiller, Département de foresterie de l’Université Laval (21 septembre 2010)
En avril 2010, l’Assemblée nationale adoptait le projet de loi 57 sur l’aménagement durable du territoire forestier. Cette loi, qui a pour objectif d’assurer la protection du patrimoine forestier, modifie de façon significative le régime forestier du Québec. Elle enclenche une nouvelle dynamique dans un contexte de crise forestière qui sévit depuis six ans. Luc Bouthillier, spécialiste des questions forestières à l'Université Laval, explique comment le nouveau régime forestier du Québec représente un changement de cap profond dans la façon d’occuper le territoire et d’exploiter une ressource qui représente 10% de notre économie. Par ailleurs, l’Université Laval souligne cette année les 100 ans de l’enseignement de la foresterie à l’Université Laval qui a accueilli se premiers étudiants dans le domaine en septembre 1910.
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Comment résoudre la crise de la biodiversité ?Michel Loreau, professeur au département de biologie de l'Université Université McGill. Il est l'ancien président de DIVERSITAS et d’IMoSEB (International Mechanism of Scientific Expertise on Biodiversity), un organisme semblable au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont la démarche s’est transformée aujourd’hui en « Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques » ou « ipBes » (en anglais). (28 septembre 2010)
L'ampleur de la perte de la biodiversité à l'échelle mondiale démontre les limites des politiques traditionnelles de conservation des espèces. Pour Michel Loreau, la crise actuelle de la biodiversité trouve ses racines dans la séparation de l'humain et de la nature et dans l'expansion immodérée de l'entreprise humaine au détriment de son cadre naturel irremplaçable. Cette crise ne pourra être surmontée que par la réinsertion consciente de l'humanité dans la nature, dont une des bases est la reconnaissance de la finitude de l'espèce humaine et de son appartenance à la nature.
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Les impacts des changements climatiques sur la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes marins de l'ArctiqueLouis Fortier, océanographe, professeur au département de biologie de l’Université Laval et directeur scientifique du réseau de centres d’excellence ArticNet (7 octobre 2010)
La biodiversité de l’Arctique subit des transformations importantes qui ont des effets sur les relations entre les humains et sur environnement. Qu’en est‐il de la capacité de résilience des populations qui habitent ces régions ? Louis Fortier aborde les différentes dimensions du processus d’adaptation des socio‐écosystèmes face aux impacts des changements climatiques.
Qu'attendre du grand rendez-vous de Nagoya ? Philippe Le Prestre, professeur au département de sciences politiques de l'Université Laval et Directeur de l’Institut EDS (7 octobre 2010)
Lors du Sommet de Johannesburg en 2002, les dirigeants de planète se sont entendus pour réduire de façon significative le rythme de perte de diversité biologique et e sont donnés rendez‐vous en 2010 pour en évaluer les progrès. Nous le savons tous, cet objectif est loin d’être atteint. Le directeur de l’Institut EDS, Philippe Le Prestre, présente les grands enjeux qui seront discutés au prochain grand rendez‐vous de la communauté internationale sur la diversité biologique qui aura lieu à Nagoya, au Japon du 18 au 29 octobre 2010.
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