GEO-5 : une description de l’impact de l’humanité sur la planète et son environnement

08 juin 2012

GEO-5 : une description de l’impact de l’humanité sur la planète et son environnement


Page couverture du rapport GEO-5 du PNUE

GEO-5 est une compilation de l'état des lieux concernant l'impact de l'humanité sur l'environnement de la planète et donne des pistes pour réduire cet impact

Après la version pour les décideurs parue en mars 2012, voici qu’a été publiée cette semaine la version complète du rapport GEO-5 (Global Environment Outlook #5, ou « Description de l’environnement planétaire 5 »), un document de 550 pages du PNUE, qui dresse un bilan faisant autorité de l’impact de l’humanité sur l’environnement, des spécificités des différentes régions du monde et des avenues envisageables pour contrecarrer l’avancée du rouleau compresseur que représente l’espèce humaine pour l’environnement de la planète.

Intitulé “Environment for the future we want” (« un environnement pour l’avenir que nous voulons ») et publié juste avant la Conférence Rio+20 afin de rappeler aux délégués les enjeux de leurs discussions, le rapport donne dans son premier chapitre les causes profondes de la détérioration de la planète, parmi lesquelles la croissance démographique, la surproduction et la surconsommation, la dégradation des sols, etc.

Le rapport fait ensuite le point sur 90 indicateurs décrivant la situation de la planète. Présentés dans les chapitres 2 à 6, ils sont regroupés par thème, soient l’atmosphère, les terres, l’eau, la biodiversité, les déchets et les produits chimiques. Sur ces 90 indicateurs, 4 seulement ont vu des améliorations significatives, les autres montrant des dégradations.

Le chapitre 7 montre que les changements qui s’opèrent sous la pression humaine ont lieu dans un système interconnectés, la Terre, ce qui fait craindre le dépassement de points de basculement au-delà desquels la réponse du système planétaire ne serait plus linéaire. De plus, ainsi que l’aborde le chapitre 8, 14 des indicateurs manque de données fiables, empêchant ainsi une évaluation satisfaisante de la situation.

Les caractéristiques relatives à l’impact et aux politiques de différentes régions du monde sont également présentées dans les chapitres 9 à 14. On y trouve également des mesures destinées aux décideurs, qui se sont révélées adaptées aux parce qu’elles ont fait leurs preuves. Il est à noter que Philippe Le Prestre, professeur au département de science politique de l’Université Laval et membre de l'Institut, est un des auteurs principaux du chapitre consacré à l’Amérique du Nord (chapitre 13). Bien que semblant difficile, l’adoption de nouvelles politiques visant à réduire l’empreinte environnementale de l’humanité procurerait pourtant des avantages sur plusieurs plans simultanément (résumés dans le chapitre 15).

Finalement, les deux derniers chapitres traitent des moyens et des avenues potentielles pour réduire la dégradation du capital naturel. C’est justement sur ces points qu’une grande partie de la population a de nombreuses attentes et espère des avancées significatives, rassembleuses et stimulantes à Rio du 20 au 22 juin prochain.

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